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Turquie : des civils s’entraînent aux armes dans deux provinces, selon une leader de l’opposition

La chef du parti IYI, Meral Aksener, a déclaré que des civils recevaient un entraînement aux armes dans des camps situés à Tokat et à Konya.

Aksener a déclaré que certaines personnes ont été vues “en train de se déplacer avec des armes à longue portée ces derniers temps”. Selon elle, l’AKP (parti de la justice et du développement, au pouvoir) prévoit de semer le chaos en cas d’échec aux élections législatives et présidentielles de 2019.

La SADAT, au coeur de la manoeuvre

Aksener a indiqué que le groupe qui chapeautait ces camps n’était autre que la SADAT, créée au début des années 2000 par des militaires limogés à cause de leurs “activités réactionnaires”.

Lors de la tentative de coup d’Etat du 15 juillet 2016, plusieurs analystes avaient parlé de l’intervention de militants de la SADAT, devenue entre-temps une milice engagée en faveur d’Erdogan, pour semer le trouble et brouiller les pistes.

Le chef de la SADAT, le général à la retraite Adnan Tanriverdi, a été nommé en 2016 conseiller spécial auprès du président Recep Tayyip Erdogan.

Un contexte propice aux interrogations 

“Ils essaient d’effrayer les électeurs en disant que les membres de la SADAT ou d’autres groupes armés seront de service lors des élections”, a ajouté Aksener.

Cette déclaration tombe à un moment où la polémique enfle sur un décret-loi prévoyant de donner une immunité aux civils qui ont maté le putsch de 2016.

En effet, selon l’article 121 du décret publié le 28 décembre, “indépendamment de leurs titres ou de leurs fonctions officielles, les personnes qui ont joué un rôle dans la résistance au coup d’Etat manqué du 15 juillet 2016 et aux événements et activités terroristes ultérieurs seront exemptés de toute responsabilité pénale”.

Dès le lendemain, les Forces spéciales du peuple (HÖH), annonçaient pouvoir descendre dans la rue si le président Erdogan le leur demandait.

Le malaise a atteint son paroxysme avec l’intervention sur Twitter de l’ancien président Abdullah Gül, compagnon de route d’Erdogan. Celui-ci, qui a attiré l’attention sur une rédaction ambiguë, a été immédiatement rabroué par le raïs, qui l’a qualifié au passage d’ “opportuniste” et de “fauteur de trouble”.

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