202 Vues

Le juriste turc Kerem Altiparmak, lauréat du Prix franco-allemand des droits de l’homme 2017

L’ambassadeur de France à Ankara, Charles Ries, et son collègue allemand Martin Erdmann ont remis à la résidence de l’ambassade de France le Prix franco-allemand des droits de l’homme et de l’Etat de droit au juriste et universitaire turc Kerem Altiparmak.

En 2016, la France et l’Allemagne ont décidé de décerner chaque année, à l’échelle mondiale, un prix franco-allemand des droits de l’Homme et de l’État de droit. En 2017, ce prix est remis pour la deuxième fois à des défenseur(e)s des droits de l’Homme du monde entier qui, dans leur pays, se sont illustré(e)s dans la défense et la promotion des droits de l’Homme et de l’État de droit.

Enseignant à la prestigieuse faculté des sciences politiques de l’Université d’Ankara, Altiparmak, 44 ans, dirigeait le Centre des droits de l’homme au sein de l’établissement. Celui-ci avait été fermé en novembre dernier. Lui-même avait reçu un blâme pour avoir organisé un colloque sur l’état d’urgence et les décrets-lois.

[Haber görseli]

Kerem Altiparmak en train d’enlever la plaque du Centre des droits de l’homme.

Altiparmak a été distingué pour ses travaux sur l’application des jugements de la CEDH en Turquie et la formation des avocats et des cyber-activistes dans le domaine des droits de l’homme. Avec le professeur Yaman Akdeniz de l’université Bilgi d’Istanbul, ils ont intenté et gagné plusieurs recours devant la Cour constitutionnelle afin de lever les interdictions touchant YouTube et Twitter. “Vous êtes un représentant idéal de la vibrante société civile de la Turquie”, a déclaré l’ambassadeur allemand lors de la remise de la médaille.

Diplômé de la faculté de droit de l’université d’Ankara, Altiparmak a obtenu un certificat du prestigieux Institut international des droits de l’homme de Strasbourg, fondé en 1969 par René Cassin, vice-président du Conseil d’Etat, membre de la Cour constitutionnelle et président de la Cour européenne des droits de l’homme. Altiparmak a rédigé une thèse de doctorat à l’université de Leeds au Royaume-Uni sur la “responsabilité des groupes armés non-étatiques pour la violation des droits de l’homme”.

En 2016, Altiparmak avait reçu avec Yaman Akdeniz et l’avocat Serkan Cengiz le prix de la liberté d’expression de l’université de Columbia.

DSC_3907

Kerem Altiparmak, Dunja Mijatovic (Représentante sur la liberté de la presse à l’OSCE) et Yaman Akdeniz.

La rédaction vous conseille

Turquie : nouveau cas de disparition forcée en plein Ankara
Société
208 Vues
Société
208 Vues

Turquie : nouveau cas de disparition forcée en plein Ankara

Taylan Demsaz - 24 avril 2018

Orçun Senyücel, un ancien employé public qui a été démis de ses fonctions à l'Autorité de la concurrence en 2016,…

Turquie : 889 condamnations à perpétuité pour la tentative de coup d’Etat
Justice
287 Vues
Justice
287 Vues

Turquie : 889 condamnations à perpétuité pour la tentative de coup d’Etat

Rédaction - 23 avril 2018

Les tribunaux turcs ont, jusqu'à présent, prononcé 889 condamnations à perpétuité dans 137 affaires impliquant le coup d'Etat avorté de…

Bosnie : la justice rejette l’extradition d’une “güleniste” vers la Turquie
International
386 Vues
International
386 Vues

Bosnie : la justice rejette l’extradition d’une “güleniste” vers la Turquie

Taylan Demsaz - 23 avril 2018

Un tribunal bosnien a rejeté une demande d'extradition vers la Turquie d'un ressortissant turc, recherché pour des liens présumés avec…